Du 6 au 12 Septembre : VOYAGE ET RENCONTRES AVANT BUDAPEST

6 – 9 Septembre : VELO JUSQU’A DUNAALMAS

Le 1er jour de voyage en Hongrie, nous roulons au nord de la Hongrie, en suivant de très très loin le Danube. Les pistes cyclables longent souvent de petites routes tout en en étant séparées. Elles sont ombragées, au milieu de champs tout plats, et ont quelques bosses et trous mais nous arrivons assez facilement à sauvegarder nos vélos. Pour Damien c’est plus difficile puisque la carriole d’Auriane a deux roues côte à côte, ce qui fait qu’il « gère » au total 3 traces avec celle de son vélo !

La route et la ville de Gyor (sauf la sortie de la ville où nous nous sommes bien perdus) sont donc agréables et ne nous dépaysent globalement pas beaucoup. Derrière les murs cependant la situation a changé par rapport à l’Europe de l’Ouest : les hongrois ne sont certes pas passés à l’euro mais le fait d’intégrer l’UE -et de changer sûrement de mode de vie- a tout de même notablement accru les frais : coût des terrains, alimentation, « trucs »…

Après une nuit en forêt au milieu des (faux) acacias, nous continuons notre route jusqu’au village de Dunaalmas (« Pommes du Danube ») où nous attendent… « les parents de Rubin chez qui nous souhaitions faire du WWOOFING mais (etc) »… C’est aussi l’endroit où nous avons vu les plus grosses pommes -bio sans OGM 😉 !! Nous n’avons pas de langue en commun avec les parents, juste de précieuses expressions en anglais de la mère et quelques mots d’allemand du père. Mais ils sont adorables et visiblement ravis de nous accueillir, encore plus avec un bébé, et fiers de nous présenter avec nos vélos à leurs amis.

Nous sommes surpris et un peu inquiets de l’odeur d’œuf pourri qui se dégage de l’eau du robinet. Il faudra nous y faire car ce sera plus ou moins partout pareil sur toute notre route hongroise. Nous n’avons a priori pas à nous inquiéter de la boire car le sulfure d’hydrogène présent dans l’eau ne semble pas mauvais pour la santé. Il provient des sources d’eau (chaudes) d’où est tirée l’eau…

La maman de Robin nous fait découvrir pour le petit déjeuner les « langos » (délicieuses mais indescriptibles beignets recouverts de fromage blanc, d’ail et de fromage rappé), les « laslos » (sorte de ratatouille composée essentiellement de poivrons rouges, le fameux « paprika » national) etc.

Par hasard nous sommes là pile le jour de la fête du village, une chance et une rare occasion de tourisme « inactif », qui nous donne une impression très bizarre de « pause » dans notre vie ! Durant la fête, une vingtaine de familles ont cuisiné, chacune dans une grosse marmite sur feu de bois, des laslos ; des groupes folkloriques ou modernes se succèdent en danse ou en musique…
La fête se passe auprès du Danube, et à deux pas nous découvrons une source épatante d’eau chaude qui va se jeter presque immédiatement en un mince et joli ruisseau dans le Danube ! Ces sources que l’on retrouve tout le long du Danube en Hongrie sont réputées « d’excellente qualité » pour les bains thermaux.
D’ailleurs, en rentrant en fin de journée nous trouvons quelques personnes immergées dans un grand bain naturel couvert d’une douce vapeur… WAW ! Pendant tout ce court séjour, Auriane se régale à la maison avec les jouets dehors et les petits-enfants, et aux fêtes de villages avec la nature et d’autres enfants.

10 – 12 Septembre : VIRAGE DU DANUBE JUSQU’A BUDAPEST

Après une jolie route près du Danube, nous nous arrêtons pour laisser jouer un peu Auriane à une aire de jeux. Juste à côté, un restaurant assez chic où Isabelle tente sa chance, sans trop y croire. Après avoir exposé notre voyage en allemand à un serveur, puis un peu en français à une autre et enfin en anglais au gérant, nous sommes accueillis par ce dernier à bras ouverts. A notre plus grande joie, il est très curieux, nous sommes enchantés de pouvoir discuter de notre périple (cartes européennes et documents à l’appui) avec quelqu’un ! De plus, il nous offre généreusement à chacun tout ce que nous désirons sur la carte, en nous recommandant des mets plus raffinés que ceux que nous avions choisies par souci de « ne pas leur coûter trop cher » !!
Résultat, un repas succulent, au paradis, avec vue sur le Danube, entrecoupé de discussions riches… Même Auriane s’est régalée autant gustativement qu’humainement avec les serveurs, les clients etc. Ces apports en « énergie positive » nous sont bien nécessaires pour passer les moments plus difficiles…

Dans la grosse ville suivante par exemple, Esztergom, lors de nos recherches de nourriture nous nous faisons même refouler pour la 1ère fois par un kebab… en effet tenu par une hongroise et non un turque… Mais nous reprenons vite le moral grâce à une dame qui nous hèle depuis la terrasse d’un café et nous propose une glace, puis grâce à une piste cyclable somptueuse au pied d’une des plus grandes basiliques d’Europe et le long du Danube… Cerise sur le gâteau, nous plantons la tente au milieu d’arbres majestueux et à 5 mètres d’une splendide plage de sable du Danube…

Le lendemain nous arrivons enfin à ce point sur la carte européenne qui nous interpellait depuis longtemps : le point où le Danube fait un virage à angle droit, virant plein sud ! À quoi peut donc bien ressembler cette zone qui contraint ainsi ce large fleuve ??
À de la montagne, basse mais raide et solide !

Le paysage est donc magnifique, aussi bien pour le relief que pour la nature plus préservée qu’en plaine. C’est aussi le point où de l’autre côté du Danube il n’y a plus la Slovaquie mais… toujours la Hongrie.
Mais nous avons maintenant le soleil dans le né en pleine journée, vivement le nouveau virage quand nous atteindrons la Serbie !
En attendant, nous profitons des derniers moments en voyage à vélo, considérant qu’une fois arrivés à Budapest la première partie du voyage sera terminée… Les boulots pluricentenaires et d’autres somptueux arbres jonchent un temps une piste cyclable le long du Danube… quelle beauté, quelle paix…

Nous passons notre dernière nuit à l’accueillant camping de Szentendre, où il aurait été bon que nous visitions l' »éco-village-musée » pour nous inspirer.

Puis l’eurovélo 6 se densifie en activités de loisirs, mini-kiosques de restauration, habitations… Vue la chaleur estivale, il y a encore un peu de monde. En tout cas, on sent à nouveau très fort l’arrivée vers la capitale.

Et nous y voilà ! Budapest ! Peut-être 3000 km parcourus depuis notre départ le 6 mai, à raison de seulement 40 km par jour environ…

Nous sommes à la fois tristes de quitter le voyage et la nature, et heureux de pouvoir espérer nous reposer un peu et d’ouvrir une nouvelle page du voyage, notamment la rencontre plus profonde d’un tas de gens et associations intéressants, puis de démarrer notre hivernage en WWOOFing.

12 Septembre – 12 Octobre : BUDAPEST

Du 12 au 18 Septembre : Premières découvertes

Arrivée assez incroyable dans la capitale hongroise puisqu’en longeant le Danube à la recherche d’une office de tourisme pour obtenir une carte de Budapest, nous croisons par hasard l’Institut français que nous souhaitions contacter.

Mieux : lorsque Isabelle y entre pour demander un rdv, Damien et Auriane se font accoster par une jeune femme à vélo émerveillée de notre « prouesse ». Elle, Flora, se trouve surtout être… l’initiatrice et chef de projet qui a permis la création de voies cyclables à Budapest et de la carte professionnelle qui les recense !!
Après quelques péripéties politiques, la carte vient d’être rééditée, une sacrée chance pour nous ! et peut-être que personne ne nous en aurait parlé à l’office de tourisme… Il n’y a pas de hasard paraît-il ! 😉

En tout cas si la chance continue de nous sourire ainsi qui sait jusqu’où notre séjour nous portera… Flora rentre chez elle, et elle habite bien sûr juste à côté de là où on peut récupérer la carte, et bien sûr sur le chemin de là où on va dormir ! 😉 Dans la foulée, en partageant notre route, Isabelle explique à Flora qu’elle souhaitait proposer une voire des conférences à l’Institut français, et celle-ci hyper dynamique et volontaire lui répond… : « Je vais vous l’organiser cette conférence ! », « Waw ! rdv demain pour en reparler ?? », « ok ! ».

Après cette rencontre inespérée, en route pour la montée bien raide pour arriver chez Luca, la sœur de notre amie Christine. Les hauteurs de Budapest, c’est vert, calme et beau, mais ça se mérite !

Nous y passons une nuit paisible avec l’adorable famille de Luca. Mais cette arrivée joyeuse nous donne trop d’énergie et d’optimisme !
Dès le lendemain, nous avons ainsi déjà prévu trop de choses : déjeuner avec une amie hongroise Esperantophone rencontrée à deux reprises en Bretagne, découverte du « Szimpla Bar » où Flora nous a indiqué que nous trouverions une bonne entrée vers les réseaux sociaux et écolos que nous cherchons, et rendez-vous avec Flora.

Mais c’était sans compter sur la difficulté d’apprivoiser le transport à vélo dans cette grande capitale ! Tout fonctionne étonnamment bien jusqu’à l’arrivée chez Flora où nous restons perdus à 100 m de chez elle pendant une grosse demi-heure, trop pour nos emplois du temps respectifs trop chargés…

Le soir chez Luca (le second soir seulement !), nous réalisons que nous partons déjà… le lendemain !
Nous avions prévu de loger chez trois familles différentes avant l’arrivée des parents d’Isabelle afin de voir où il serait le plus simple et le plus agréable pour tout le monde de séjourner plus longtemps. Il est impossible de loin, surtout avec un bébé, de s’en faire une idée claire. Même par téléphone il est difficile de communiquer en amont pour bien se découvrir à cause de la mauvaise qualité de son, de l’anglais, du fait de parler avec quelqu’un qu’on ne connait pas du tout…

Nous arrivons ainsi chez Anna, une hongroise parlant à nouveau parfaitement Esperanto, qui se comporte dès les premières minutes comme une grand-mère attentionnée pour Auriane.
En plus de la langue, nous partageons de nombreuses idées à propos de l’éducation : Anna était la seule maman à son époque à laisser sa fille monter en haut des arbres à l’école !

L’après-midi nous levons le pied, nous contentant de discuter, emmener Auriane jouer avec d’autres enfants et chercher de la nourriture (facile dans ce quartier populaire plein de fast-foods). Dans la foulée, nous annulons le logement suivant (d’autres Esperantophones qu’on aurait pourtant souhaité rencontrer) pour éviter un nouveau déménagement.

Nous allons le lendemain avec Anna à un festival organisé à l’occasion de la semaine de la mobilité, où la bien connue rue Andrassy est vidée de ses voitures pour accueillir des… centaines de stands ??

Recherche des réseaux sociaux et écolos encore… qui avance bien grâce à des jeunes qui trient les poubelles de la rue pleine de stands de restauration ! La ville promeut et fait vivre ses bus, locations de vélo etc et tous ses services publics en général.

Pendant qu’Auriane joue aux superbes vieux jeux en bois avec Anna nous prenons un tas de photos pour informer voire inspirer notre cher « Paris sans voiture ». Rebelote le lendemain après-midi, après avoir le matin, toujours avec Anna, distribué plein de nourriture à une trentaine de familles pauvres (« pauvres » ne signifiant pas « dans la misère »).

Du mardi 18 septembre – vendredi 5 octobre : +2 puis -1 personne

Nous partons ensuite chez une famille… amie d’un architecte breton qui se reconnaîtra ! 😉 La maison d’Agnès et Menius est pleine d’anges, de plantes et de lumière. Nous y resterons tout le temps où les parents d’Isabelle seront à Budapest, et Isabelle et Auriane y resteront même tandis que Damien doit rentrer « en urgence » en France !

Les parents d’Isabelle restent 4 jours, pour fêter les 2 ans d’Auriane. Agnes et Menius habitent au minimum à 1h de Budapest à vélo, en roulant à un rythme soutenu malgré les virages intersections etc très courants.
Le rythme va être intense et nous manquons de temps pour rencontrer vraiment notre famille hôte !
Les journées sont bien remplies : jeux, chouettes rendez-vous avec les réseaux sociaux et écolos (Vedegylet, Hummusz, Towns in Transition…), dernier jour annoncé d’été aux bains thermaux surtout extérieurs pour enfants, « musée des stupéfactions », balade barque et pâtisseries… Auriane profite à fond mais est bien fatiguée aussi.
Même si elle ne pédale pas, elle doit se faire au rythme « humain civilisé d’hiver » : les journées se font trop courtes pour s’endormir avec le soleil comme auparavant, et la facilité d’appuyer sur un interrupteur électrique nous incite à « allumer les ampoules » sans y penser dès que la lumière naturelle disparaît.
Les 4 murs et le toit qui nous protègent du froid et de la pluie et nous apportent de la lumière quand nous voulons nous coupent aussi immédiatement de la nature avec laquelle nous vivions pleinement jusqu’ici.
Mais l’instinct d’Auriane ne s’adapte pas aussi rapidement que nos « cerveaux d’adultes qui s’autodisciplinent très vite » : elle pleure pleure comme jamais à la nuit tombée alors que nous sommes tout juste en train de dîner…

Pfff… une seule journée de transition à trois, sans les parents d’Isabelle, avant que Damien ne parte pour la France !! en bus !! une urgence qui nous sépare pendant 10 jours, nous qui n’avons été séparés que deux fois en 6 ans de plus de 1km !

Isabelle reste seule, épuisée et inconfortable avec Auriane dans une maison qui n’est pas la sienne.
Auriane a des dents qui poussent douloureusement et l’absence inhabituelle de son Papa et nos changements de rythme fréquents depuis notre arrivée semi-sédentaire à Budapest lui pèsent.

Isabelle profite tout de même du séjour avec Auriane pour se poser dans ce quartier résidentielle agréable, plein de jardins et de verdure le long des trottoirs. Auriane fait ses premiers pas en draisienne à 2 roues, joue avec une corde (courses poursuites, tir à la corde, poulie, vibrations…), décortique des noix des nombreux noyers du quartier, façonne des familles de tortues à partir de la glaise tirée des fondations d’une maison en construction, joue avec des enfants dans la cour de la magnifique école Waldorf voisine…
Elle commence même à pouvoir jouer quelques minutes seule, un soulagement pour sa maman au qui-vive jour et nuit tous les jours de la semaine depuis 2 ans !
Et Isabelle en profite aussi pour rencontrer quelques dizaines de personnes du large réseau Esperantophone de la ville, leur proposer une conférence et partager d’autres rencontres thématiques (pédagogie, médecine…). Auriane y fait toujours sensation avec sa bonne bouille, sa liberté d’action, sa tranquillité et sa débrouillardise.

Damien pendant ce temps galère dans les transports mais profite du voyage imposé pour voir ses enfants et pour une soirée bretonne entre amis…
Quelle chaleur et quelle simplicité de partager un repas entre amis qui se connaissent depuis « longtemps »… Isabelle donnerait n’importe quoi pour Y ETRE… Etre avec les AMIS, pouvoir parler avec n’importe qui dans la rue et ne plus avoir à repartir systématiquement à zéro pour proposer un service contre de la nourriture…

Première remise en question du voyage ! Et nous avons parcouru si peu de kilomètres par rapport à tout ce qui nous sépare de l’Australie !
C’est en regardant le globe terrestre de chez Luca que l’immensité de la Terre nous a frappés.
Au bout d’un an, nous repartirons juste de Hongrie. Impossible d’atteindre l’Australie à ce rythme ! Mais en fait… nous tricherons : bateau (voilier si possible bien sûr) sur la mer Noire, la mer Caspienne et entre l’Asie et l’Océanie, camion stop dans les steppes désertiques du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, et train (ou autre) en Chine qu’il nous est physiquement impossible de traverser en seulement 3 mois de Visa…
Encore un hiver entre l’Europe et l’Asie (entre la Géorgie l’Azerbaïdjan et l’Arménie) et l’hiver suivant entre la Chine et la Thaïlande… Bon bon c’est possible !
Et en attendant… nous rentrerons tous les Noël en France pour voir familles et amis, nous reposer et nous ressourcer !! Et nous pourrions y rester quelques semaines en WWOOFing si nous ne trouvons pas d’hivernage intéressant dans le voyage.

Ce grand voyage, c’est maintenant ou jamais peut-être, alors même si nous perdons la cohérence du « sans pétrole, sans électricité » auquel nous nous tenions depuis 6-7 ans, nous continuons quand même, pour découvrir le monde, nouer des contacts et vivre des expériences uniques et transformantes, et vivre le plus possible dans la nature les premières années de vie d’Auriane… Et un jour Auriane n’aura plus de langes à laver à la main, dormira tranquillement toute la nuit…

Du samedi 6 au jeudi 11 octobre : Avant le nouveau départ

Sitôt Damien revenu nous repartons chez Luca récupérer la carriole orange et quelques affaires et nous préparer au redépart, vers l’hivernage en WWOOFing ! Nous avons hâte de nous poser et de rencontrer les familles chez qui nous allons travailler ainsi que leurs animaux. Nous n’aurons qu’à travailler, toujours avec les mêmes personnes, en échange de nourriture ?!! Trop facile ! Des vacances quoi ! 😉

Et nous concluons notre séjour d’un mois à Budapest par quelques joyeuses aventures qui nous reboostent pour la suite du voyage : discussion inspirée et efficace sur le projet pédagogique des « jardins d’ateliers des terriens malins », récupération de nourriture sur le point d’être jetée dans un restaurant chic grâce à une employée « résistante » qui a donné le courage aux autres, récupération d’un merveilleux gros pain à l’ancienne « juste un peu trop cuit pour être vendu », astiquage d’une autre boulangerie « française » en échange de pains et d’un « Paris Brest à la pistache »…
En prime, une Esperantophone (de naissance, qui ne s’active plus dans les réseaux) nous hèle en Esperanto devant cette boulangerie française en reconnaissant le drapeau sur la carriole d’Auriane. Hyper enthousiaste, elle nous propose spontanément d’être gratuitement (normalement c’est son métier) notre interprète « français-hongrois », par exemple, lors de futures conférences. Waw !!

On se réimprègne du sens et des missions de notre voyage. Nous avons beau avoir « soigneusement choisi » notre quotidien « écolos expérimentateurs », nous avons parfois la tête dans le guidon de parents fatigués. Et c’est sûrement normal…

Du 12 au 16 octobre : Vers l’hivernage en Hongrie

Du vendredi 12 au dimanche 14 octobre : Reprise du cyclocamping

Il fait toujours chaud et sec lors de notre nouveau départ sur les routes. Vive le dérèglement climatique ?! Mais l’automne continue à changer la couleur des feuilles, raccourcir les journées, et de fait, allonger les nuits, ce qui rend tout de même les fins de nuit assez froides dans la tente.
Mais la soirée et la matinée au bord de la rivière sont si belles !

Un chat et des canards ont trouvé un spectateur attentif pour leurs acrobaties : une bébée Homme ! Et le matin une jeune femme nous propose à point nommé un café et du thym, la boisson quotidienne d’Isabelle dont justement elle commençait à manquer. Dans la foulée, au déjeuner un restaurateur et sa femme hautement inspirés nous couvrent d’attentions tandis qu’Auriane joue avec les chatons dans le jardin.

La route est de plus en plus agréable, boisée et vide de véhicules à moteur à mesure que l’on s’éloigne de la capitale. Elle n’a en tout cas jamais été inquiétante, à part au moment de la traversée d’un pont près de Budapest où les voitures allaient trop vite et où nous avions trop peu de place sur le côté. Et oui, pour trouver nos hôtes de WWOOFing à Szeged nous avons quitté la magnifique Eurovélo 6 ! Mais espérons trouver l’Eurovélo 11 en longeant l’autre grande rivière hongroise, la Tisza.

A force d’avoir entendu parler de véloroutes européennes, vous vous demander peut-être comment elles sillonnent ainsi toute l’Europe ? La réponse en image…
http://www.eurovelo.com/fr/eurovelos
Pour la Hongrie, c’est le site national https://merretekerjek.hu qui indique aux cyclistes les véloroutes (en bleu), les autres voies conseillées (en jaune) et les voies interdites (en rouge).

Des acacias de toutes les couleurs (or, vert tendre, orangé…), un renard, une clairière, un montage de tente, un diner au kelly kettle (réchaud samovar où la chaleur provient de la combustion du bois rapporté par Auriane 😉 ), que c’est bon la vie simple dans la nature…

Du dimanche 14 au mardi 16 octobre : Rencontres au 1er WWOOFing

Et nous arrivons rapidement à Bokros, petit village paisible de la commune de Csongrad près de la Tisza, où nous allons rester -nous POSER !- deux mois a priori. Nous sommes ici pour une première rencontre avec la famille, discuter plus facilement que par téléphone, s’assurer qu’il n’y a pas de malentendu ou de problème imprévu, et voir durant quelle période Enikö (la femme) et Zoli (l’homme) préfèrent que nous restions : de mi-octobre à mi-décembre ou de mi-février à mi-avril ? Nous irons ensuite dans la seconde famille pour faire la même chose.